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La facturation électronique : un virage obligatoire en 2026

Initialement prévue pour 2024, la généralisation de la facturation électronique devient une réalité en 2026. Dès septembre 2026, les TPE et PME devront être capables de recevoir des factures électroniques. Un an plus tard, en septembre 2027, elles devront également en émettre. Attention : la facturation électronique ne se limite pas à l’envoi de PDF par e-mail. Il s’agit d’un échange de données structurées, permettant une communication automatisée entre fournisseurs, plateformes de dématérialisation et clients.

Pour l’État, les avantages sont clairs : des indicateurs économiques en temps réel, bien plus précis que les déclarations mensuelles de TVA. À terme, la saisie manuelle des factures d’achat disparaîtra, ces dernières étant directement intégrées dans les logiciels de gestion. Mais avant d’en arriver là, le chemin est semé d’embûches.


Choisir une plateforme de dématérialisation : un casse-tête à anticiper

L’État avait initialement prévu de proposer une plateforme gratuite aux fonctionnalités minimales. Désormais, il faudra se tourner vers l’une des centaines de plateformes agréées – un choix crucial, car il impactera directement votre organisation.

Deux scénarios possibles :

  • Vous n’utilisez pas encore de logiciel de gestion : Optez pour une plateforme liée à un éditeur proposant une solution complète (facturation, gestion commerciale, etc.). Vous choisirez ainsi à la fois un outil de gestion et une plateforme de facturation électronique.
  • Vous disposez déjà d’un logiciel : Privilégiez une plateforme interopérable avec votre solution existante.

Avec plus de 100 plateformes agréées, le choix est vaste.


Comment s’y retrouver parmi les plateformes agréées ?

1. Plateformes affiliées à des banques Certaines banques ou néobanques se positionnent sur ce marché, souvent pour fidéliser leurs clients ou en attirer de nouveaux. Exemples :

  • Euro Information (Crédit Mutuel) : Surprenant, car leurs propres factures de terminaux de paiement étaient encore envoyées par courrier en 2025.
  • Qonto (banque en ligne pro) : Plus légitime, avec une offre adaptée aux professionnels.
  • Kolecto (Crédit Agricole) : Une alternative bancaire classique.

À noter : Ces acteurs ne partent pas de zéro. Pour eux, la facturation électronique est une opportunité de promouvoir leurs autres services.

2. Plateformes liées à des éditeurs de logiciels De nombreux éditeurs historiques (Cegid, Sage, Axonaut, etc.) ont obtenu l’agrément. Leur solution est pertinente si vous utilisez déjà leur logiciel – sinon, mieux vaut éviter pour ne pas se retrouver enfermé dans un écosystème.

Liste non exhaustive :

  • Gestion commerciale : Axonaut, Cegid, Sellsy, Indy, Gestav
  • Comptabilité : Macompta.fr, Pennylane, Chaintrust
  • ERP/CRM : SAP, Sage, Spendesk

3. Plateformes étrangères : prudence ! Privilégiez les solutions françaises pour éviter les risques de désengagement (comme QuickBooks, qui a abandonné le marché français) ou les problèmes de souveraineté des données.

Plateformes sans établissement en France (à éviter sauf besoin spécifique) :

  • Espagne : B2BRouter, Edicom, Marosa
  • Allemagne : Basware, Seeburger
  • Pays-Bas : Opentext, SPS Commerce
  • Australie : WiseTech Global

4. Plateformes sectorielles Certaines ciblent des métiers précis (santé, immobilier, pharmacie). Exemples :

  • Santé : Cegedim
  • Pharmacie : Digipharmacie
  • Immobilier : Docoon Immo, Septeo

5. Autres acteurs : spécialistes ou généralistes ? Certaines plateformes sont spécialisées dans la dématérialisation (EtiGE@, DocProcess), d’autres dans les grandes entreprises (Accenture). D’autres encore, comme Super PDP, se distinguent par leur transparence tarifaire et leur compatibilité avec des outils comme Dolibarr.


Super PDP : un exemple de transparence Utilisateurs de Dolibarr depuis 10 ans, nous avons été séduits par Super PDP :

  • Tarifs affichés clairement (sans formulaire à remplir).
  • Pas de forçage vers leur propre logiciel de facturation.
  • Interconnexion facile via API avec les outils existants.

Un atout majeur dans un marché où les tarifs et les conditions sont souvent opaques.


Un marché en pleine mutation : quels risques ?

Avec plus de 100 plateformes agréées, la question se pose : combien survivront à long terme ? Les géants du secteur pourraient asphyxier les petits acteurs, puis imposer leurs tarifs et leurs services. Il reste 6 mois pour choisir – un délai à la fois long et très court, surtout si de nouvelles plateformes obtiennent encore l’agrément.

Conseil : Comparez les offres via des sites spécialisés, mais gardez en tête que l’interopérabilité et la pérennité de la solution sont essentielles.

Retrouvez la liste officielle des plateformes agrées suite le site ministériel:

Je consulte la liste des plateformes agréées | impots.gouv.fr

De nombreux sites web sont dédiés à la comparaison des différentes plateformes.

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