Pendant des mois, Apple semblait évoluer dans un univers parallèle. Alors que le marché du PC subissait de plein fouet les pénuries de mémoire et de stockage — avec des hausses de prix en cascade —, la marque à la pomme, elle, affichait une sereine indifférence. Pire : elle enfonçait le clou en mars 2026 en lançant le MacBook Neo à 699 €, un produit moins cher que la plupart des PC du marché. Une première historique.
Le mystère des stocks d’Apple
Certains observateurs avancent une explication : Apple aurait anticipé la crise en signant des contrats d’approvisionnement à long terme, lui garantissant des prix et des volumes stables, tandis que les autres constructeurs se battaient pour des miettes… à prix d’or. Une stratégie qui aurait permis à la marque maintenir ses tarifs.
Le retour à la réalité
Mais l’illusion n’a qu’un temps, toute sa gamme a augmenté à compter du 25 juin 2026. Et les hausses sont loin d’être anodines :
- MacBook Neo (256 Go) : +100 €
- iPad (128 Go) : +120 €
- iMac (16 Go/256 Go) : +300 €
- MacBook Air (16 Go/512 Go) : +200 €
Des hausses qui interrogent
Le plus surprenant ? La logique des ajustements. Alors que la mémoire vive et le stockage sont les principaux responsables de la flambée des coûts, un iMac avec 16 Go de RAM et 256 Go de stockage voit son prix bondir de 300 €, tandis qu’un MacBook Air (16 Go/512 Go) — donc avec plus de stockage — n’augmente « que » de 200 €. Une incohérence qui laisse perplexe.
L’argument Mac vs PC s’effondre
Fini, donc le discours selon lequel « il n’y a plus aucune raison de rester sous Windows, vu que les Mac ne subissent pas la hausse des prix ». Non seulement Apple est touché de plein fouet, mais les augmentations sont parfois plus brutales que chez la concurrence. Une ironie de l’histoire : après avoir joué les trouble-fêtes, la marque se retrouve dans la même galère que les autres constructeurs.
